|
|
|
L'aventure commence à Chasseradès,
ce samedi 4 mai, vers 11 heures du matin. Le temps est pourri.
Nous ne le savons pas encore mais une petite tempête de
neige a même balayé la région un peu plus
tôt.
Le GR 70 est très bien balisé et nous n'avons aucun
mal à trouver notre chemin qui plonge vers la vallée
étroite du Chassezac et son viaduc de pierre, le plus bel
ouvrage d'art de la voie ferrée Mende - La Bastide. C'est
une voie unique, parcourue par un autorail ultra-moderne, aux
allures de TGV et que nous verrons passer paisiblement entre le
viaduc et les galeries couvertes qui abritent la voie de la neige.
Nous sommes à plus de 1200 mètres d'altitude.
Après le village de l'Estampe le chemin pénètre
dans la
forêt du Goulet et nous entamons une ascension parmi
les hêtres et les pins. Le temps est toujours aussi incertain
et hésite entre soleil, gouttes de pluie et flocons de
neige. Après le passage du col (1416 mètres), le
GR emprunte une large piste forestière qui dégringole
vers le hameau abandonné de Serreméjan.
C'est dans cette descente que Christine ressent une première
alerte, son genou commençant à la faire souffrir.
Serreméjan nous accueille dans un rayon de soleil. Les
champs qui l'entouraient autrefois ont aujourd'hui disparu, engloutis
par la forêt et seules une ou deux maisons et quelques ruines
se dressent encore le long du chemin.
Nous poursuivons notre route dans la forêt. Encore une descente
et, cette fois, Christine ressent une vraie douleur. Il n'y a
malheureusement plus de doute, la tendinite qui l'avait déjà
fait souffrir sur le chemin de Compostelle s'est réveillée.
Le ruisseau que nous suivons ensuite n'est autre que le
Lot qui prend sa source dans le massif du Goulet.
Nous retrouvons la "civilisation" au hameau des
Alpiers avant d'atteindre Le
Bleymard au terme d'une descente qui se transformera en véritable
calvaire pour Christine dont le genou n'est plus qu'un puits de
douleur
|